Première pause de la journée : Nadine prend quelques minutes pour une entrevue avec la Dre Catherine Larochelle, neurologue à l'Hôpital Notre-Dame. Histoire d'une femme au parcours hors du commun...
vendredi 6 novembre 2015
Josée Poirier, infirmière clinicienne, Clinique de sclérose en plaques
| Nadine et Josée Poirier |
Autre sujet intéressant : les phénotypes. En génétique, un phénotype est l'ensemble des caractères observables d'un individu. Très souvent, l'usage de ce terme est plus restrictif : le phénotype est alors considéré au niveau d'un seul caractère, à l'échelle cellulaire ou encore moléculaire. L'ensemble des phénotypes observables chez un individu donné est parfois appelé le phénome. Peut-être qu'éventuellement, on pourra prédire davantage l'évolution de la maladie de chaque personne. Les nouveaux médicaments visent de plus en plus l'absence d'activité de la maladie avec le concept NEDA - No Evidence of Disease Activity. On le mesure à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique et de l'EDSS qui est mesuré par l'examen neurologique ainsi qu'avec la mesure de l'atrophie cérébrale. C'est donc à suivre...
Josée Poirier, infirmière clinicienne, clinique de sclérose en plaques, Hôpital Notre-Dame (CHUM)
Facteurs de risque modifiables de la SP
Conférence du Dr Brent Richards, professeur associé de médecine, William David Scholar, chercheur boursier et clinicien scientifique de la FRSQ à l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif.
Le Dr Richards explique que beaucoup d’études visent à identifier les facteurs qui contribuent à l’apparition de la sclérose en plaques. Parmi les facteurs environnementaux souvent mis en cause figure une carence en vitamine D.
Le Dr Richards et une équipe de chercheurs ont utilisé une méthode appelée « randomisation mendélienne » pour déterminer si de faibles taux de vitamine D augmentaient le risque de SP. La randomisation mendélienne est fondée sur le principe voulant que l’enfant hérite de façon aléatoire des gènes de ses deux parents au tout premier stade du développement et que, par conséquent, les gènes d’une personne ne subissent pas l’influence de facteurs externes ou de maladies.
Une étude portant sur une cohorte de 14 498 personnes atteintes de SP et de 24 091 sujets sains (toutes ces personnes étaient d’origine européenne), a permis à l’équipe du Dr Richards de démontrer de façon convaincante que de faibles taux de vitamine D augmentaient le risque de SP. De plus, ces résultats justifient la poursuite de travaux de recherche visant à déterminer si le fait d’augmenter les taux de vitamine D (prise de suppléments, alimentation adaptée ou exposition au soleil) pourrait réduire le risque de développer la SP. Ce type d’étude est très important puisque le Canada est le pays où l’on retrouve le plus de SP et où l’exposition aux rayons du soleil en hiver est réduite.
Pour en apprendre davantage : https://beta.scleroseenplaques.ca/nouvelles-sur-la-recherche/article/une-analyse-genetique-sophistiquee-revele-quun-faible-taux-de-vitamine-d
Le Dr Richards explique que beaucoup d’études visent à identifier les facteurs qui contribuent à l’apparition de la sclérose en plaques. Parmi les facteurs environnementaux souvent mis en cause figure une carence en vitamine D.
Le Dr Richards et une équipe de chercheurs ont utilisé une méthode appelée « randomisation mendélienne » pour déterminer si de faibles taux de vitamine D augmentaient le risque de SP. La randomisation mendélienne est fondée sur le principe voulant que l’enfant hérite de façon aléatoire des gènes de ses deux parents au tout premier stade du développement et que, par conséquent, les gènes d’une personne ne subissent pas l’influence de facteurs externes ou de maladies.
Une étude portant sur une cohorte de 14 498 personnes atteintes de SP et de 24 091 sujets sains (toutes ces personnes étaient d’origine européenne), a permis à l’équipe du Dr Richards de démontrer de façon convaincante que de faibles taux de vitamine D augmentaient le risque de SP. De plus, ces résultats justifient la poursuite de travaux de recherche visant à déterminer si le fait d’augmenter les taux de vitamine D (prise de suppléments, alimentation adaptée ou exposition au soleil) pourrait réduire le risque de développer la SP. Ce type d’étude est très important puisque le Canada est le pays où l’on retrouve le plus de SP et où l’exposition aux rayons du soleil en hiver est réduite.
| Nadine et le Dr Richards |
Pour en apprendre davantage : https://beta.scleroseenplaques.ca/nouvelles-sur-la-recherche/article/une-analyse-genetique-sophistiquee-revele-quun-faible-taux-de-vitamine-d
Première conférence - Recherche sur la SP : de nouvelles frontières
Le Dr Giancarlo Comi est professeur de neurologie, directeur du département de neurologie et directeur de la neurologie expérimentale à l’Université Vita-Salute San Raffaele (Milan, Italie). Il a reçu le prestigieux prix Charcot en 2015 en reconnaissance de ses accomplissements dans les domaines de la pathophysiologie et du traitement de la SP. Le Dr Comi est un des leaders mondiaux et un pionnier dans le développement de traitements modificateurs de l’évolution de la SP.
La présentation du Dr Comi porte sur trois aspects importants du traitement de la SP :
1 – Le traitement précoce
2 – Le traitement individualisé
3 – Le traitement de la SP progressive
Actuellement, les neurologues travaillent selon le principe que ce qui est perdu ne sera peut-être pas retrouvé. Selon le Dr Comi, il apparaît clair que le traitement est plus efficace lorsqu’il est initié très tôt après le diagnostic de SP. Le délai entre le premier symptôme et le début du traitement est de plus en plus court également parce qu’on diagnostique la SP de plus en plus tôt. Les traitements actuels ont un effet restreint sur l’atrophie cérébrale, surtout lorsqu'ils commencent tardivement.
Afin de pouvoir offrir un traitement individualisé, les études sur la génomique sont de la plus grande importance. Les scientifiques recherchent des biomarqueurs précis pour identifier le meilleur traitement pour chaque personne, ce qui n’est pas simple avec une maladie si complexe et si hétérogène.
De plus, prédire l’évolution de la SP à long terme représente un grand défi. La SP a des profils différents et une multitude de facteurs prognostiques possibles : le sexe, l’âge du diagnostic, les lésions, etc. Plusieurs études sont en cours pour évaluer les facteurs pouvant prédire l’évolution de la SP notamment en observant l’atrophie cérébrale, les types de lésions et leur emplacement.
Depuis quelques années, j’entends souvent parler du concept No Evidence Base Activity (NEDA) et c’est un sujet qui me passionne. Le concept NEDA est le nouvel objectif thérapeutique des neurologues, ce qui veut dire que le résultat visé est le contrôle de la sclérose en plaques. Selon le Dr Comi, un traitement précoce individualisé favoriserait l’atteinte de cet objectif.
Il sera sûrement très intéressant de suivre de près les travaux du Dr Comi qui portent notamment sur la neuroprotection et la réparation des lésions.
| Dr Comi |
La présentation du Dr Comi porte sur trois aspects importants du traitement de la SP :
1 – Le traitement précoce
2 – Le traitement individualisé
3 – Le traitement de la SP progressive
Actuellement, les neurologues travaillent selon le principe que ce qui est perdu ne sera peut-être pas retrouvé. Selon le Dr Comi, il apparaît clair que le traitement est plus efficace lorsqu’il est initié très tôt après le diagnostic de SP. Le délai entre le premier symptôme et le début du traitement est de plus en plus court également parce qu’on diagnostique la SP de plus en plus tôt. Les traitements actuels ont un effet restreint sur l’atrophie cérébrale, surtout lorsqu'ils commencent tardivement.
Afin de pouvoir offrir un traitement individualisé, les études sur la génomique sont de la plus grande importance. Les scientifiques recherchent des biomarqueurs précis pour identifier le meilleur traitement pour chaque personne, ce qui n’est pas simple avec une maladie si complexe et si hétérogène.
De plus, prédire l’évolution de la SP à long terme représente un grand défi. La SP a des profils différents et une multitude de facteurs prognostiques possibles : le sexe, l’âge du diagnostic, les lésions, etc. Plusieurs études sont en cours pour évaluer les facteurs pouvant prédire l’évolution de la SP notamment en observant l’atrophie cérébrale, les types de lésions et leur emplacement.
Depuis quelques années, j’entends souvent parler du concept No Evidence Base Activity (NEDA) et c’est un sujet qui me passionne. Le concept NEDA est le nouvel objectif thérapeutique des neurologues, ce qui veut dire que le résultat visé est le contrôle de la sclérose en plaques. Selon le Dr Comi, un traitement précoce individualisé favoriserait l’atteinte de cet objectif.
Il sera sûrement très intéressant de suivre de près les travaux du Dr Comi qui portent notamment sur la neuroprotection et la réparation des lésions.
Première rencontre de la journée avec les organisateurs du congrès
Avant le début de la première conférence, nous avons pu rencontrer les organisateurs du congrès Xchange SP, Jack Antel, MD, professeur à l'Université McGill, programme sclérose en plaques et neuroimmunologie, Institut neurologique de Montréal et Pierre Duquette, MD, FRCP(C), professeur à l'Université de Montréal, et directeur, clinique de sclérose en plaques de l'Hôpital Notre-Dame.
Ensemble, ils nous ont expliqué la raison d'être du congrès Xchange SP.
Dr Pierre Duquette :
Nous avons réalisé il y a quelques années que beaucoup de companies pharmaceutiques tiennent régulièrement de petits événements, qui ne rejoignent pas toujours un grand public. C'est la raison pour laquelle nous avons decidé de créer une journée pour réunir un réseau plus large, et pour se mettre au fait des derniers travaux de recherche en cours.
Et c'est déjà la quatrième année d'existence de Xchange SP! C'est un succès, le nombre d'inscriptions augmente et le public a l'air d'apprécier l'initiative.
Pour ce congrès, nous avons essayé de garder un bon équilibre entre la science de base qui caractérise notre communauté, et le terrain thérapeutique, qui bouge beaucoup et qui est assez complexe.
Je pense que nous avons créé la communauté Montréal Xchange. Nous sommes tous des chercheurs, mais nous sommes aussi chercheurs ensemble, et notre collaboration est notamment rendue possible grâce à cette journée.
Dr Jack Antel :
Il y a presque 30 ans, Pierre et moi avons senti que, de l'Est du Québec jusqu'à Ottawa, en s'étendant même aux provinces atlantiques, créer un réseau était LE moyen de susciter l'intérêt pour la SP et de le garder.
Quand on m'a demandé d'être le directeur du programme stop SP, je l'ai utilisé comme tremplin pour faire quelque chose de national. Ce programme arrive maintenant à sa fin, mais nous avons le défi de garder ce vif intérêt. C'est ce que nous allons faire avec ce réseau. Nous avons de bons plans pour la suite, grâce aux efforts de tous, et nous espérons que l'interaction et l'activité vont continuer.
Ensemble, ils nous ont expliqué la raison d'être du congrès Xchange SP.
Dr Pierre Duquette :
Nous avons réalisé il y a quelques années que beaucoup de companies pharmaceutiques tiennent régulièrement de petits événements, qui ne rejoignent pas toujours un grand public. C'est la raison pour laquelle nous avons decidé de créer une journée pour réunir un réseau plus large, et pour se mettre au fait des derniers travaux de recherche en cours.
Et c'est déjà la quatrième année d'existence de Xchange SP! C'est un succès, le nombre d'inscriptions augmente et le public a l'air d'apprécier l'initiative.
Pour ce congrès, nous avons essayé de garder un bon équilibre entre la science de base qui caractérise notre communauté, et le terrain thérapeutique, qui bouge beaucoup et qui est assez complexe.
Je pense que nous avons créé la communauté Montréal Xchange. Nous sommes tous des chercheurs, mais nous sommes aussi chercheurs ensemble, et notre collaboration est notamment rendue possible grâce à cette journée.
Dr Jack Antel :
Il y a presque 30 ans, Pierre et moi avons senti que, de l'Est du Québec jusqu'à Ottawa, en s'étendant même aux provinces atlantiques, créer un réseau était LE moyen de susciter l'intérêt pour la SP et de le garder.
Quand on m'a demandé d'être le directeur du programme stop SP, je l'ai utilisé comme tremplin pour faire quelque chose de national. Ce programme arrive maintenant à sa fin, mais nous avons le défi de garder ce vif intérêt. C'est ce que nous allons faire avec ce réseau. Nous avons de bons plans pour la suite, grâce aux efforts de tous, et nous espérons que l'interaction et l'activité vont continuer.
| Pierre Duquette, MD, FRCP(C), et Jack Antel, MD |
mercredi 4 novembre 2015
Congrès Xchange SP - Vendredi 6 novembre
Le Québec est une plaque tournante de la recherche dans le domaine de la SP.
Tant mieux pour tous les passionnés de recherche dont je fais partie, car ça nous permet de connaître les dernières avancées.
Je reprends mon rôle de blogueuse ce vendredi 6 novembre lors du congrès Xchange SP qui se tiendra à Montréal. Cet événement attirera près de 200 participants de l’Est du pays, principalement des chercheurs, des cliniciens, des infirmiers et des étudiants au doctorat et post-doctorat. J’aurai la chance de faire plusieurs rencontres et d’assister à des conférences données par des experts du Canada et de l’international tels que le Dr Giancarlo Comi (Italie) et la Dre Tanuja Chitnis (États-Unis).
J’adore participer à ce genre de congrès scientifique : je sens que nous sommes à la croisée des chemins. Les connaissances actuelles nous permettent d’espérer de belles découvertes, notamment des traitements pour les formes progressives et d’autres options thérapeutiques pour la forme cyclique de la SP.
J’espère que les vidéos et les articles que nous mettrons à votre disposition vendredi vous feront sentir tout le dynamisme de la communauté scientifique de la SP et que vous pourrez vous aussi garder espoir en notre but commun : stopper la SP.
Nadine
Directrice des programmes et services et des relations gouvernementales
Société canadienne de la sclérose en plaques, Division du Québec
Tant mieux pour tous les passionnés de recherche dont je fais partie, car ça nous permet de connaître les dernières avancées.
Je reprends mon rôle de blogueuse ce vendredi 6 novembre lors du congrès Xchange SP qui se tiendra à Montréal. Cet événement attirera près de 200 participants de l’Est du pays, principalement des chercheurs, des cliniciens, des infirmiers et des étudiants au doctorat et post-doctorat. J’aurai la chance de faire plusieurs rencontres et d’assister à des conférences données par des experts du Canada et de l’international tels que le Dr Giancarlo Comi (Italie) et la Dre Tanuja Chitnis (États-Unis).
J’adore participer à ce genre de congrès scientifique : je sens que nous sommes à la croisée des chemins. Les connaissances actuelles nous permettent d’espérer de belles découvertes, notamment des traitements pour les formes progressives et d’autres options thérapeutiques pour la forme cyclique de la SP.
J’espère que les vidéos et les articles que nous mettrons à votre disposition vendredi vous feront sentir tout le dynamisme de la communauté scientifique de la SP et que vous pourrez vous aussi garder espoir en notre but commun : stopper la SP.
Nadine
Directrice des programmes et services et des relations gouvernementales
Société canadienne de la sclérose en plaques, Division du Québec
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